galerie d'art kaminska & stocker
georges gara (Hongrie 1937)

 

Vit et travaille en Suisse

 

Formé à l’Académie des Beaux-Arts de Budapest, Georges Gara a progressivement renoncé aux formes d’expression traditionnelles qu’il maîtrisait pour entrer en dialogue avec des matériaux tels que l’aluminium, le béton et le plexiglas. Des matériaux aux tempéraments forts qui ne cessent de le surprendre et dont la liberté fait partie intégrante de son travail.

Griffures, textures, transparence… la palette de Georges Gara est dominée par des tonalités rouilles et anthracite, parsemées d’éclats de toutes sortes. Son travail explore bien souvent la déchirure et la morsure du temps qu’il donne à voir comme apaisées et mises en beauté.

Arrivé en Suisse en 1969, il travaille à Lausanne et vit dans le Nord vaudois. Ses œuvres ont notamment été exposées en Hongrie, au Grand Palais à Paris, à Zurich, au Musée Rath à Genève, au Musée Jenisch à Vevey ainsi qu’au Musée cantonal et à la Galerie UNIP-Art contemporain à Lausanne.

V. J. G.

 

L’exposition de Georges Gara se déroule dans deux lieux : à la galerie, et en plein air.

A la galerie, nous présentons de grands formats muraux en aluminium gravé, sablé, traité par les acides. Ces structures, déchirures, griffures, appelées par l'artiste « les boucliers » émanent, paradoxalement, une certaine fragilité, la temporalité. Dans l’espace - les sculptures en plexiglas. Les formes géométriques enfermant les « vestiges » de notre civilisation: les déchets industriels, les objets rangés par la rouille et le temps, les vieux envois postaux jamais arrivés… Mémoires du « temps perdu », à l’image de l’ambre enfermant les vestiges du passé géologique. La  spatialité à l’intérieur des pièces renforce ce pressenti d’éternel.

En plein air sont exposés les sculptures: des éléments végétaux noyés dans le plexiglas, en dialogue avec la végétation du jardin.

Mémoire du vivant, à l’image de l’ambre enfermant les vestiges du passé.

La démarche de Gara nous approche de l’éternel, mais évoque également la fragilité et la temporalité, nous approche de l’absolu, mais aussi du vivant fragile, à jamais immortalisé.

M. K.

 

 

 

 

 

 

prochain vernissage: samedi 5 octobre, 17h
du 15 juin au 6 juillet 2019
visible en vitrine jusqu'au 30 septembre (fermeture estivale)
du 27 avril au 8 juin 2019
me-sa, 14h-18h30